Yangon

Yangon ou Rangoun, fut la première ville de notre périple, notre toute première ville asiatique ! Ce n’est plus la capitale du Myanmar, mais c’est la plus grande ville du pays. Autant dire que lorsqu’on n’est jamais allé en Asie et qu’on n’a aucune idée de ce à quoi s’attendre, le choc culturel peut se faire sentir. Ce fut notre cas. Mais attardons-nous plutôt sur l’aspect pratico-pratique.
Taxi

Si vous arrivez à l’aéroport, évitez de faire appel à un des taxis se trouvant immédiatement à la porte de sortie. Ils sont trop chers. Sortez de l’aéroport et éloignez-vous de quelques mètres. Si possible, proposez à d’autres voyageurs qui semblent vouloir prendre un taxi aussi de partager les frais. Marchandez autant que possible avec le taximan. Nous étions 3 à vouloir nous rendre au centre-ville et nous avons payé 12 dollars la course, soit +- 16 000 khiats, ce qui est en fait beaucoup trop cher. Mais on apprend de ses erreurs et on essaye de faire mieux durant la suite du voyage ! D’ailleurs, lorsque nous avons dû nous rendre à la gare des bus, juste à côté de l’aéroport, quelques jours plus tard, nous n’avons plus payé que 7 000 khiats la course (15 km). Comptez donc environ 500 khiats par km.

Logement

Ne sachant pas que le centre-ville se trouve tout au Sud de la ville, au bord de la Yangon River, nous avions réservé une guesthouse plutôt excentrée. Nous vous conseillons de loger, dans la mesure du possible, dans la partie de la ville dont les rues sont agencées en damier. Cette zone est plus vivante et moins sale que le reste. Car dès que l’on s’éloigne des endroits emblématiques de la ville, on rencontre toute la misère du monde. Et l’odeur d’égout qui règne partout, vu que les trottoirs sont littéralement explosés, n’aide pas à apprécier ce qui nous entoure.

A voir/à faire

Il n’y a pas énormément de choses à faire à Yangon, 2 jours sur place sont amplement suffisants.

La pagode Schwedagon

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L’incontournable de la ville, c’est bien entendu sa grande pagode, la Pagode Schwedagon. Il s’agit d’une immense pagode dorée entourée d’autres pagodes et de temples plus petits, le tout dans une enceinte carrée. Il y a quatre entrées différentes, deux avec escaliers, une avec escalator et une avec ascenseur. Elles sont toutes équipées de détecteurs de métaux.
L’entrée, pour les étrangers, s’élève à 8000 khiats par personne.
Comme dans tout lieu de culte en Asie, pensez à couvrir vos jambes (les hommes aussi) et vos épaules. Si votre tenue ne convient pas, on vous proposera d’acheter un longyi (sorte de longue jupe droite traditionnelle, autant portée par les hommes que par les femmes) ou un foulard. Sur place, vous trouverez des réserves d’eau potable gratuite. N’hésitez pas à remplir votre bouteille aux fontaines en plastique (nous n’avons pas osé tester les autres).
Conseil horaire : préférez vous y rendre en toute fin de journée pour y admirer le coucher de soleil, les lumières et les couleurs chaudes et dorées. Idéal pour les amateurs de photo.
Parcs aux abords de la pagode
La pagode est entourée d’un parc où il est agréable de flâner. Ne manquez pas de vous rendre au Pond, petit temple situé au dessus d’un point d’eau et accessible par un petit pont. N’oubliez pas d’enlever vos chaussures avant ce pont.
De l’autre côté de la route se trouve le People’s park, avec sa « lovers lane » et une très belle fontaine avec des statues d’éléphants. De quoi faire une balade agréable, mais sans plus.

le lac Kandawgyi 

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Toujours pour les jolies photos de coucher de soleil, mais pour votre deuxième jour, le Lac Kandawgyi offre un cadre magnifique, en particulier grâce à son restaurant Karaweik, une sorte d’immense péniche ornée de 2 dragons dorés imposants. Tous les soirs c’est repas spectacle. Un peu cher pour les backpackers en herbe que nous sommes, mais il parait que ça en vaut la peine. Mais pas d’inquiétude, le lieu abrite d’autres restaurants sympa avec vue sur le lac et le Karaweit justement. L’ambiance générale le soir est assez jeune et festive.
Attention cependant, en arrivant en taxi, nous avons dû nous acquitter de 600 kyats par personne pour entrer dans l’enceinte.

Le monument d’indépendance

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Il s’agit d’un grand obélisque blanc situé au milieu d’un petit parc très bien entretenu en plein centre-ville. Vous verrez tout le monde s’asseoir dans l’herbe en fin de journée, donnant à l’endroit des allures de campus américain. Le tout est entouré de bâtiments modernes, voire prestigieux (mairie, banques,…) dénotant avec le reste des bâtiments en piteux état partout ailleurs dans la ville.

Le marché

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Comme partout en Birmanie, il y a un marché. Celui de Yangon est particulièrement étendu. On y trouve absolument de tout (nourriture et autres). L’hygiène n’est malheureusement pas au rendez-vous : la viande reste la journée entière au soleil, recouverte de mouches. Les chiens, qui ne sont très clairement pas en bonne santé, viennent les renifler… les gens touchent tous les morceaux…les denrées sont très souvent disposées à même le sol. Sans oublier la manie qu’ont les Birmans de cracher à tout va. Rien à faire, il nous a été impossible d’acheter quoi que ce soit sur le marché… Et ce sera le cas un peu partout en ce qui nous concerne.

Le Snake Temple

Nous ne l’avons pas visité, mais ça en vaut sûrement la peine si on n’a pas peur des serpents. Des bateaux relient plusieurs fois par jour les deux rives de la Yangon River, permettant de se rendre à Dala. Demandez à ce qu’on vous indique le Snake Temple, près de Twante. Vous pourrez alors visiter un petit temple situé une milieu d’un lac et qui abrite des pythons birmans. Selon les habitants de Yangon, ils sont totalement inoffensifs… A vous de nous le dire !

De Yangon nous sommes partis à Bagan. Nous avons opté pour le bus. Comptez 20 000 khiats pour un car très confortable (sièges qui se couchent, pled, bouteille d’eau, brosse à dent et dentifrice). Pour 9 heures de route, ce n’était pas de refus.

 

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